© Le Tangram
Interview / Reportage

LA COHUE EN RÉSIDENCE

Découvrez l'interview du collectif

 

Du 30 novembre au 4 décembre, La Cohue était en résidence au Tangram pour travailler sur sa prochaine création Montagnes russes. Après Vertige de l'amour, le collectif caennais poursuit sa recherche sur le couple et l'amour entre telenovelas et scènes mythiques de Cassavetes.
 

À l'occasion de la résidence de La Cohue dans nos murs, nous en avons profité pour poser quelques questions à la compagnie.

Pouvez-vous nous parler de la genèse du projet et de son sujet ?

Dans notre dernier spectacle nous reprenions une scène de John Cassavetes, une scène mythique du film Opening Night où la comédienne principale refuse de se faire gifler. Lors du premier confinement le théâtre Paul Éluard de Choisy le Roi nous a proposé de faire une petite forme, nous avons alors décidé de réadapter cette scène de notre précédent spectacle et d'en faire une forme d'une demi-heure que nous avons appelé Montagnes russes. Suite à cette présentation nous nous sommes rendus compte, ou plutôt nous avons eu le sentiment, qu'il restait encore beaucoup de choses à explorer… Nous avons donc décidé de prolonger la recherche... Montagnes Russes parle des difficultés que nous avons à nous conformer aux rôles que nous décidons (ou non) d'endosser. C'est un spectacle où l'on voit les aspirations politiques écraser la tendresse.


Il y a une mise en abyme dans cette pièce, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
On ne peut pas en dire beaucoup plus, c'est une surprise !!


En présentant votre projet, vous citez l’artiste Louise Bourgeois qui a dit « C’est compliqué d’être aimable surtout quand on est une femme ». Qu’est-ce que cette phrase vous évoque ?
Que c'est compliqué d'être aimable surtout quand on est une femme ! Non plus sérieusement cette phrase vient d'un documentaire sur Louise Bourgeois, le journaliste l'interroge sur sa réputation de femme de caractère et elle a cette réponse. C'est une artiste qui parle, pour moi cette phrase n'est pas un acte militant, c'est déjà de l'art .


L’espoir, la lutte sont au cœur de ce spectacle. Quel message souhaitez-vous transmettre ?
On veut essayer de mettre les spectateurs dans une position délicate au niveau affectif. On cherche plus à créer des impressions qu'à transmettre des messages. Sinon la lutte, oui, parce qu'il faut rester en lutte !


Quelle est la scénographie imaginée ?
Une porte, des géants (comme les géants du Carnaval de Granville), des lustres, un orage, des cousins-machins.


Pouvez-vous nous présenter La Cohue ?
On est une compagnie caennaise, on fait des spectacles depuis 10 ans, ce sera notre 6ème spectacle, on peut dire qu'on n'est pas si vieux mais plus vraiment tout jeune. Nos premiers spectacles étaient des mises en scène de texte d'auteur contemporain, on n'a jamais travaillé sur des textes classiques, depuis peu on écrit nos textes, on adore les films de Cassavets, Lars von trier (surtout les Idiots), au théâtre on aime le jeu d'acteur.


A quelle date est prévue la création ?
Nous n'avons pas encore de date de sortie définitive, mais nous pensons que le spectacle verra le jour à l'automne 2022.

 


Publié le 08 décembre 2020

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